Patrimonie
Moyen Age
Les Rois de Castille ont fondé quatre villes dans notre région au XIIIe et XIVe siècles : Arrasate, Bergara, Leintz Gatzaga et Elgeta respectivement. Les nouvelles populations protégeaient pour le Roi la route commerciale qui reliait la Castille à la côte, et faisaient face au pouvoir des lignages.
Depuis leur fondation, les communes ont développé une structure urbanistique propre au Moyen Âge : construction de palissades, de portails pour contrôler l’accès, de rues longitudinales et d’angles perpendiculaires pour se déplacer facilement d’une extrémité à l’autre.
Actuellement, il est toujours possible de trouver ces éléments et, en plus, nous pouvons admirer les bâtiments et les détails de cette époque.
La morphologie médiévale de Leintz Gatzaga n’a presque pas été modifiée avec le temps. Les centres ville de Bergara et d’Elgeta conservent toujours le tracé médiéval de leurs rues. Cependant, il est surprenant de voir, depuis la colline de Santa Bárbara, la parfaite forme elliptique du centre ville d’Arrasate.

Le plan du centre historique d’Arrasate, ville fondée en 1260, est caractéristique du Moyen Âge.
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Il est formé par trois rues longitudinales, Iturriotz, Erdiko Kale et FerrerÃas, et deux angles transversaux. Le résultat est un ensemble de forme elliptique.
Les récentes découvertes ont permis de faire ressortir une partie des murailles originales. L’accès à la ville se faisait par 5 portails dont 3 sont toujours conservés et ont le même aspect qu’aux XVIIe et XVIIIe siècles : ceux de Zurginkantoi, Concepción et Portalón. Ce dernier se trouve au début de la rue Erdiko, un lieu stratégique du Chemin Royal.
L’église de San Juan Bautista est le seul exemple d’architecture religieuse gotique. Nous la trouvons au milieu du centre historique et elle se fait remarquer pour ses contreforts, ses gargouilles et ses embrasures en arc brisé. À 17 mètres de hauteur se trouvent les clés de voûte sur croisée d’ogives qui exhibent d’intéressants motifs héraldiques, floraux et religieux typiques du gothique.

La Carta Puebla (Lettre au peuple, document par lequel les rois chrétiens et les seigneurs laïques et ecclésiastiques de la Péninsule Ibérique accordaient une série de privilèges à des groupes démographiques, afin d'obtenir le repeuplement de certaines zones d'intérêt économique ou stratégique pendant la Reconquista) de la fondation de « Villanueva de Vergara » date de 1268.
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Cette ville était surement encerclée de palissades, mais son périmètre exact n’est pas connu car il n’existe pas assez de vestiges.
Lorsque nous parcourons les trois principales rues du centre historique de Bergara, nous découvrons le tracé de sa structure médiévale. Cette dernière est composée de trois rues principales (Barrenkale, Artekale, rue qui rejoignait le Chemin Royal, et Goenkale) et d’autant d’angles ou ruelles. Au milieu de ces rues, certains bâtiments ont conservé leurs détails médiévaux jusqu’à aujourd’hui. C’est le cas du portail (actuellement une fenêtre) surmonté d’un arc en accolade de la maison de la rue Goenkale 2, des fenêtres appareillées de l’angle d’Arrese ou du magnifique rez-de-chaussée du bâtiment numéro 3 de ladite rue Goenkale.
Elgeta

Alphonse XI, Roi de Castille, a fondé Elgeta en 1335.
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Sa fondation, comme celle des autres villes de la région, est stratégique. La proximité de la frontière de Bizkaia et son altitude élevée, 462 m, ne sont pas passées inaperçues à cette époque.
Lorsque nous visitons Elgeta nous pouvons vérifier « in situ » la régularité et la simplicité avec lesquelles étaient construits les centres ville médiévaux à Debagoiena. La morphologie urbanistique de la nouvelle ville est la typique du Moyen Âge. Sa forme est rectangulaire et les défenses qu’elle possédait n’ont pas été conservées.
La ville s’articule autour d’une rue principale longitudinale et une autre transversale. La rue principale du centre historique est la rue de San Roque. Au départ de cette rue se conservent les vestiges de l’un des deux portails qui contrôlaient l’accès dans la Ville.
Leintz Gatzaga

La visite de Leintz Gatzaga nous fait reculer plusieurs siècles dans le temps.
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Ce village fut fondé en 1331 par le Roi Alphonse XI et, à cette époque-là , il se faisait déjà remarquer pour son importante activité salinière. Il s’agit de l’un des rares villages de Gipuzkoa qui conserve son aspect tranquille et palissadé, ainsi que son plan urbain médiéval presque inchangé.
Son plan est tracé autour d’une rue principale longitudinale, la rue de San Ignacio, et trois rues parallèles transversales. Lorsque nous les parcourons, nous pouvons voir 5 des 7 portails qui, à l’époque, s’ouvraient dans les murailles.
Le portail de San Ignacio, blasonné avec les armes de la Castille, et le portail de Rosario, dans la rue du même nom, sont les endroits les plus pittoresques de la ville. Les autres sont : Barandapea, Pilar et Santiago.
Un peu plus loin du centre urbain, nous trouvons le Sanctuaire de Dorleta, vierge patronne des cyclistes. Cet endroit a été le témoin du passage des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle et, bien que le bâtiment actuel soit du XVIIe siècle, la sculpture de la Vierge qui s’y trouve est gotique.
Retables du XVIe siècle
Si quelque chose caractérise le XVIe siècle, une époque d’activité prolifique, c’est la grande euphorie constructive expérimentée dans le monde des retables, ce qui favorise l’arrivée d’artistes français en plus de l’intervention d’importants sculpteurs castillans.Les ensembles d’Oñate et de Bergara sont remarquables. La visite de la chapelle de la Piedad, qui se trouve à l’intérieur de l’église de San Miguel d’Oñate, est indispensable. Pas très loin, dans le bâtiment de l’Université, sa chapelle abrite un chef-d’œuvre du milieu du XVIe siècle : nous parlons du retable consacré à San Miguel et au Saint Esprit. L’église du Monastère de Bidaurreta abrite également un bon exemple des retables de la première renaissance.
À Bergara, il faut visiter l’Église de San Pedro et son fastueux retable majeur plateresque de la première moitié du XVIe siècle. Les images des quatre Évangélistes situés sur la prédelle de ce retable richement décoré, se distinguent de par leur qualité et beauté.
La sculpture de la renaissance de notre région est complétée par le magnifique retable de Santiago de l’Église de Nuestra Señora de la Asunción d’Elgeta.
Bergara - RETABLE MAJEUR DE L’ÉGLISE DE SAN PEDRO

Réalisé dans la première moitié du XVIe siècle, sa décoration est basée sur un style artistique qui débute à cette époque, le plateresque. Nous pouvons voir comment les motifs classiques se répètent sur tout le retable : grotesques, petites colonnes-balustre et plusieurs têtes d’hommes, de femmes et d’anges.
L’ensemble présente une structure très claire : cinq rues verticales et trois corps horizontaux qui exhibent des images de Saints, d’Apôtres et des scènes de la passion du Christ. Nous pouvons voir la figure de San Pedro, qui prête son nom à l’église, au centre de l’ensemble, ainsi qu’un Christ crucifié sur l’attique.
La riche décoration du retable contraste avec la qualité des sculptures. Certaines n’ont toujours pas acquis les connotations du nouveau style, tandis que d’autres se détachent par leur grande qualité. Ceci est le cas des images des évangélistes de la prédelle. Saint Lucas, Saint Jean, Saint Matthieu et Saint Marc sont représentés avec une grande finesse et maîtrise.
Elgeta - RETABLE DE SANTIAGO DE L’ÉGLISE DE LA ASUNCIÓN

L’un de ces témoignages est le retable de Santiago de l’Église de la Asunción d’Elgeta.
En 1564, Miguel Llorente réalisa le retable que nous pouvons observer actuellement dans la croisée, à côté de la porte de la sacristie. Ses dimensions ne sont pas énormes, mais il se détache par son hauteur, ce qui lui confère une grande sveltesse.
Nous sommes face à un exemple unique à caractère italianisant en Gipuzkoa. Sa structure comporte des frontons et des colonnes classiques comme le préconise le goût maniériste de la fin du XVIe siècle.
La partie sculpturale suit le même courant, ainsi nous pouvons voir plusieurs figures allongées avec des postures rigides. Celle de Santiago, qui se trouve au premier plan, porte le bâton de pèlerin dans sa main droite.
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Oñati - RETABLE DE L’UNIVERSITÉ SANCTI SPIRITUS

Sa construction a entraîné l’introduction des idées humanistes dans notre région, ainsi que la matérialisation du courant artistique du XVIe siècle, la renaissance.
En plus de la splendeur sculpturale de la façade, la chapelle de l’université cache un autre chef-d’œuvre. Il s’agit du retable plateresque du milieu du XVIe siècle, attribué au français Pierre Picart.
Sa structure est claire et régulière, et les images situées sur les niches de sa rue centrale sont remarquables. Saint Michel avec le dragon, la venue du Saint Esprit, titulaire de la chapelle et de l’Université, et l’Assomption de Marie Madeleine entourée de petits anges. Le mouvement des plis et des figures confèrent à l’ensemble un grand dynamisme, proche du style maniériste.
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Oñati - RETABLE DE LA CHAPELLE DE LA PIEDAD

L'ensemble de ce joyau, de la première Renaissance, se trouve dans la chapelle latérale du maître-autel de l’Église de San Miguel. Il est composé du mausolée en Marbre de l’Évêque, des grilles plateresques et du retable. Ce dernier est un extraordinaire travail de sculpture en bois réalisé par Gaspar de Tordesillas, natif de Valladolid, qui représente des scènes de la Passion de Jésus et de la vie de Marie.
La contemplation de ce retable ne nous laisse pas impassible, car l’artiste nous délecte avec sa décoration délicate à base de grotesques a candelieri, têtes d'anges, coquilles Saint-Jacques et monstres ailés.
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Oñati - RETABLE DE L’ÉGLISE DU MONASTÈRE DE BIDAURRETA

En construisant ce premier monastère féminin de Gipuzkoa, ils créent l’endroit idéal pour abriter leur sépulture.
Le maître-autel de cette accueillante église est décoré, entre 1533 et 1753, avec un retable renaissance qui est probablement le premier taillé dans la province. Réalisé par Juan de Olazarán, natif d’Oñati, il est visible dans la croisée.
Le premier et le second corps représentent, sous des arches en forme de coquille, des scènes en relief de l’ancien et du nouveau testament. Au milieu, la scène principale représente le calvaire avec la Vierge, le Seigneur et Saint Jean. Nous apercevons le goût renaissance dans le travail des habits et des têtes dans toutes ces scènes.
Il faut souligner l’ingéniosité de l’artiste au moment de réaliser les apôtres de la prédelle. Il les dispose en groupes de trois, et chacun avec son attribut : Saint Pierre avec la clé, Saint Jacques avec le bourdon et le chapeau de pèlerin, Saint Jean avec le calice. Au-dessus de ceux-ci, il représente des belles têtes d’anges ailés.
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Anteiglesias
Les anteiglesias apparaissent un peu avant le XIIIe siècle comme des entités civiles qui ont le droit de décider des affaires de leurs territoires. Leur nom en espagnol provient de la partie avant de l’église, le lieu officiel désigné par le roi pour la réunion des voisins. Actuellement, elles font partie des communes sous la forme de quartiers ruraux.
Connaître ces communautés est une expérience inoubliable. Les visiter nous permettra de nous rapprocher des aspects ethnographiques, historiques et artistiques disséminés dans tout le territoire, et leur élément le plus caractéristique est l’église paroissiale.
Les anteiglesias d’Aretxabaleta se trouvent dans des endroits qui offrent des paysages charmants, avec des églises et des maisons-tour qu’il faut visiter.
Nous trouverons un grand nombre de ces églises, cimetières et fermes à Eskoriatza.
L’anteiglesia d’Uzarraga, qui abrite l’emblématique église de San Juan, se trouve à Antzuola.
À Arrasate nous pouvons trouver des églises avec des toitures peintes avec des ciels étoilés spectaculaires, ainsi qu’un ancien balnéaire déclaré monument provincial.
Oñati a conservé, tout le long de son histoire complexe, deux anteiglesias avec leurs églises paroissiales correspondantes, Araotz et Urruxola, qu’il faut visiter.
Antzuola

Les premières informations sur l’église de San Juan d’Uzarraga datent de 1305, bien que les plus anciens vestiges soient du XIIIe siècle. Le patronage de San Juan est parvenu à mettre en relation la fondation de l’église avec l’ordre des templiers. C’est pour cette raison que les personnages illustres de la vallée de Léniz choisissaient d’être enterrés dans son cimetière.
Nous trouvons à l’intérieur de l’église un retable du XVIIe siècle réalisé par Jeronimo de Larrea, appartenant à l’école d’Antxieta, et un crucifix en ivoire de la même époque.
Les alentours de cette anteiglesia nous offrent l’opportunité de s’enfoncer dans des paysages charmants. Les chemins qui partent de l’église nous mènent à des anciens fours à chaux, des fermes blasonnées comme celle d’Urrutia, ainsi qu’à la chapelle de Santa Ageda.
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Aretxabaleta

Entre le XIVe et le XVIIe siècles, Aritxabaleta est une anteiglesia et forme, avec 16 autres, la Vallée de Léniz.
Le grand nombre d’anteiglesias rend difficile la gestion de la vallée. C’est pour cette raison qu’en 1630 deux nouvelles communes ont été créées afin de les regrouper : Aretxabaleta et Eskoriatza. Celles-ci se trouvent à côté du Chemin Royal, la principale voie de communication qui traverse la vallée.
Actuellement, Aretxabaleta est formé par 7 anteiglesias. À Korueta nous trouvons l’église de Santiago avec le retable du XVIe siècle qui nous rappelle le passage des pèlerins dans notre vallée. Aozaratza présente des preuves évidentes de l’importance du lignage des Otalora, comme la maison-tour ou la chapelle de l’église de San Juan. À Areantza nous pouvons connaître l’église d’Andra Mari, qui abrite des sculptures du XVe siècle, et à Larriño l’église de San Cristobal.
L’anteiglesia la plus proche du centre urbain est Isurieta, qui abrite l’église de San Pedro. Un peu plus loin se trouve Galartza, une autre anteiglesia qui se situe en haut d’une colline. Ici, il faut souligner l’ensemble formé par l’église de Santa Lucia et la maison-tour du XIVe siècle du lignage des Galartza, l’un des plus importants de la Vallée.
Arrasate

Bedoña, anteiglesia incorporée à Mondragón en 1966, abrite l’église de Santa Eulalia, qui a des détails coquets comme les fenêtres romanes de la façade ouest ou les voûtes décorées d’un ciel étoilé.
Nous pouvons observer un relief plateresque peu commun à l’intérieur de l’église de San Miguel de Garagartza.
Sur le chemin d’Aramaiona, nous traversons Gesalibar. Ce nom provient de l’existence de sources d’eau sulfureuse dans la vallée, qui sont devenues des stations thermales. La station thermale de Santa Ageda, qui est actuellement un hôpital psychiatrique, a été déclarée monument provincial.
À Udala, l’église de San Estéban se dresse sur des ruines romanes. Ici, nous pouvons trouver dans les environs d’anciens lavoirs ainsi que d’autres aspects ethnographiques intéressants.
Bien que l’anteiglesia d’Uribarri ait perdu sa personnalité rurale, son église de Santa Maria de la Esperanza attire l’attention car elle possède plusieurs vestiges romans.
Bien que la chapelle de San Valerio de Meatzerreka ne soit pas une anteiglesia, il est intéressant de la visiter. Il s’agit d’un example direct de la plus ancienne corporation de la ville, car les premières informations que nous avons sur elle remontent à 1434. Elle était le siège des « venaqueros », les travailleurs des mines de fer d’Arrasate.
Eskoriatza

Le grand nombre d’anteiglesias rend difficile la gestion de la vallée. C’est pour cette raison qu’en 1630 deux nouvelles communes ont été créées afin de les regrouper : Aretxabaleta et Eskoriatza. Celles-ci se trouvent à côté du Chemin Royal, la principale voie de communication qui traverse la vallée.
Actuellement, Eskoriatza est formé par 7 anteiglesias, et sa visite ne décevra personne. Nous pouvons découvrir des églises qui conservent la structure de la toiture voûtée en bois comme la chapelle de Santa LucÃa de MarÃn, l’église de San Miguel de Bolibar et l’église paroissiale de Nuestra Señora de la Asunción de Mazmela. À Zarimutz, il faut souligner l’église de San Pedro, qui conserve des vestiges médiévaux.
À Apotzaga, nous nous émerveillerons des panoramiques exceptionnels et nous aurons la possibilité de visiter le cimetière circulaire qui reprend les stèles des anciens cimetières basques. Actuellement, il est considéré comme un ensemble monumental.
Depuis l’église de San Juan Bautista de Mendiola, nous jouissons d’une vue exceptionnelle, et dans ses alentours nous pouvons voir la chapelle de San Andrés de Eraña, qui possède des sarcophages médiévaux à l’extérieur.
À deux kilomètres du centre urbain d’Aretxabaleta se trouve Gellao. L’accès à l’église de Nuestra Señora de la Asunción conserve des vestiges romans.
Oñati

La commune d’Oñati est divisée en 15 quartiers d’intérêt historique et monumental, mais seulement 2 sont des anteiglesias. La visite de ces deux anteiglesias est un excellent moyen de découvrir comment leur caractère rural a survécu.
Sur le chemin d’Arantzazu, nous trouvons le croisement qui nous mène à l’anteiglesia d’Araotz. Son emplacement, loin du centre urbain, favorise le refuge de criminels et de malfaiteurs sous le pouvoir comtal. De plus, dans le voisinage d’Aguirre, nous trouvons la maison natale du colonisateur controversé de l’Amazonie, Lope de Aguirre.
L’église de San Miguel de Araotz se trouve dans une zone en hauteur. Dans ce bâtiment du XVIe siècle nous pouvons observer des vestiges gothiques d’un temple précédent, ainsi qu’une intéressante toiture en bois qui imite une voûte sur croisée d’ogives. Le retable baroque du maître-autel est décoré d’une sculpture de Domingo Zumalde, artiste natif d’Araotz, qui fut réalisée au milieu du XVIe ou au début du XVIIe.
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Pas très loin d’ici nous trouvons l’anteiglesia d’Urruxola. Le centre de population est composé d’une église paroissiale, d’une maison rurale, d’une école et d’un cimetière. L’église de Nuestra Señora de Urruxola date du début du XVIe siècle, bien que la plus grande partie du bâtiment soit un clair exemple du baroque classiciste du XVIIe.
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Maisons-Tour et Palais du XVIe siècle
Au XVIe siècle, les anciens lignages d’origine médiévale étaient toujours importants, ainsi qu’une grande série de familles socialement émergentes.
L’esprit renaissance se reflétait dans la construction de résidences pour les élites locales. Les relations avec les importants centres de décision économiques étaient maintenues, et de nombreux habitants de notre région travaillaient comme secrétaires royaux, scribes ou autres, mais ils ne quittaient jamais leur ville natale.
Un signe des nouveaux temps était la transformation expérimentée par les tours. Ces dernières ont perdu leur caractère militaire en faveur de leur fonction résidentielle, et expérimenteront des changements dans leur structure.
Le centre historique de Bergara concentre un grand nombre de maisons seigneuriales et de maisons-tour. Dans le centre médiéval d’Arrasate, nous pouvons voir les maisons seigneuriales d’Artazubiaga et d’Andikano-Zelaa.
La commune de Leintz Gatzaga abrite également d’intéressants palais comme celui d’Elexalde. Nous pouvons visiter le palais Ibarraundi, qui est un musée aujourd’hui, à Eskoriatza, et les Maisons-Tour d’Otalora et de Galartza à Aretxabaleta.Aretxabaleta

La famille Otalora a construit sa maison-tour au XIVe siècle, mais son apparence actuelle de palais lui est conférée plus tard, après les transformations réalisées au XVIe siècle.
La façade principale nous montre des détails décoratifs intéressants. À gauche, nous trouvons un balcon richement décoré de moulures, têtes et rosettes. À droite, le blason impérial, cadeau du roi pour les services prêtés et, au centre, le blason baroque de la famille. Tout cet ensemble est surmonté d’un auvent richement décoré de figures géométriques.
Ça vaut la peine de contourner le bâtiment pour voir, sur la façade gauche, une magnifique rangée de fenêtres meurtrières surmontée d’une véranda en bois.
De l’autre côté de la vallée, l’anteiglesia de Galartza conserve l’une des plus majestueuses maisons-tour : la Maison-Tour de Galartza. Construite au XIVe siècle, les transformations qu’elle a vécues tout le long des siècles ne lui ont pas enlevé le caractère défensif qu’elle avait à l’origine.
La plus importante reforme date de la fin du XVe siècle. La toiture fut rénovée et un deuxième étage ouvert fut construit avec des fenêtres déprimées qui s’opposent aux petites fenêtres médiévales de l’étage inférieur que nous pouvons toujours observer.
Arrasate

Le pouvoir du Comte d’Oñate perdurait toujours au XVIe siècle. Certaines familles se sont opposées à être sous son pouvoir et ont préféré d’incendier leur maison-tour, symbole de leur lignage, que devoir l’administrer sous son commandement.
Celui-ci est le cas de la famille Artazubiaga de Bedoña qui, au début du XVIe siècle, a abandonné ses terrains afin de construire une nouvelle résidence dans le centre urbain, le palais Artazubiaga, situé dans la rue Iturriotz de Mondragón.
Ce palais a conservé sa beauté jusqu’à aujourd’hui, bien que la seule partie conservée du bâtiment original soit la façade principale. Cette dernière présente plusieurs éléments classiques typiques de cette époque, comme les columelles et les entablements finement taillés qui confèrent à l’entrée une grande élégance.
Il faut souligner le blason placé sur le balcon du premier étage. Il représente l’incendie de sa maison-tour, brulée pour la liberté de son lignage.
Une autre famille qui a construit son palais au milieu du centre historique est la famille Andikano – Zelaa. Le bâtiment est en pierre de taille et il est de style « herreriano » (de l’école de l’architecte Juan de Herrera). Derrière la galerie en bois extérieure de la façade se cachent deux énormes blasons de la famille. Cette façade est néogothique et aide, sans aucun doute, à décorer la place de la Mairie.
Bergara

Le XVIe siècle est une période de paix très prospère pour Bergara. L’essor économique favorise la construction de nombreux bâtiments qui exhibent les caractéristiques artistiques de cette époque.
Les Maisons-Tour de Gabiria, Ozaeta, Ondartza et Olaso ont été construites dans le centre urbain. Ces tours ont perdu leur caractère fonctionnel, mais elles conservent toujours des détails typiques de l’architecture militaire comme les échauguettes construites sur les pinacles que nous pouvons voir à l’extérieur.
D’autre part, nous pouvons voir l’arrivée du goût renaissance dans les palais d’Arrese et d’Azcarate-Marutegi. Les deux palais ont deux balcons en coin. La façade de ce dernier, qui donne sur la rue San Pedro, est décorée de 53 magnifiques plaques en céramique d’origine allemande et qui datent de la première moitié du XVIe siècle.
La Maison Jáuregui, proche de la mairie, est très intéressante. Le magnifique bas-relief de 1500 qui se trouve sur sa façade cache des scènes de la cour, de chasse et des couples de rois avec des sceptres.
La façade du Palais Aroztegi, de la rue Artekale, a des riches détails plateresques, et le palais Egino Mallea, construit vers 1585, présente différents éléments architecturaux superposés qui sont un clair exemple du goût maniériste.
Eskoriatza

La proximité du fleuve et du chemin royal qui mène à la côte étaient des points attirants pour la construction de nouvelles demeures. C’est pour cette raison que le couple formé par le Seigneur de Galartza et Teresa DÃas de Ayala construisirent leur demeure sur les terrains d’Ibarraundia à Eskoriatza.
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L’actuel Palais Ibarramundi est le résultat de plusieurs transformations architecturales. Il fut construit entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe, et il cache, à son intérieur, des traces intéressantes du passage du temps.
La plus ancienne partie du palais est l’aile nord. Ici nous pouvons observer ce qui pourrait être l’ancienne entrée de la maison-tour originale, une embrasure en arc brisé précédée d’escaliers. Une autre embrasure évasée de la salle audiovisuelle contraste avec les grandes baies vitrées ouvertes ultérieurement et qui ont conféré à ce bâtiment un air de palais.
Ce palais est devenu aujourd’hui le siège du Musée Ibarraundi, lieu d’exposition d’objets qui concernent l’ethnographie et la préhistoire de notre région.
Leintz Gatzaga

Avant d’entrer dans le portail de San Ignacio, qui est entouré d’un mur avec une grille en fer, nous trouvons le palais de l’un des plus anciens lignages de Leintz Gatzaga, la maison Elexalde.
Construite au XVIe siècle sur les terrains où se trouvait le château du Comte d’Oñate, sa façade ne passe pas inaperçue. Elle est simple et belle car elle a des éléments de décoration typiques du plateresque.
La partie supérieure de la porte d’entrée est un arc en plein cintre avec des voussoirs décorés de rosettes. Deux colonnes sveltes se trouvent des deux côtés de cette entrée, et au-dessus nous pouvons voir une coquille taillée dans la pierre. Le balcon du premier étage est surmonté d’un fronton classique, à l’intérieur duquel apparait le blason de la famille.
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XVIIe siècle
Après l’ébullition artistique du siècle précédent, le XVIIe s’écoule calmement. La noblesse enrichie avec les postes dans la fonction publique a profité pour modifier ou construire des nouveaux palais.
La plupart ont été construits extra-muros, dans les faubourgs, collés aux principales voies de communication des populations. En général, ils sont assez sobres et austères, et leurs principales caractéristiques sont les blasons qui décorent les façades, leurs auvents artistiques et les riches travaux de forge des fenêtres et balcons.
Arrasate offre la possibilité d’observer deux exemples de ce type de constructions : le Palais de Monterrón et le Palais d’Okendo.
En plein centre urbain de Leintz Gatzaga, nous trouvons le Palais Garro avec un impressionnant blason en coin.
À Bergara, nous pouvons voir deux autres exemples du style baroque, en plus de la Mairie, à l’intérieur de l’Église de San Pedro : Le Christ de l’Agonie de Juan de Mesa et le tableau « Adoration des bergers » de l’école Napolitaine.
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Arrasate

La paix et la prospérité économique d’Arrasate ont permis son développement industriel et urbain. Les plus importantes familles ont continué à construire de grands palais afin d’y habiter.
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Le Palais de Monterrón se trouve au début du faubourg de Zarugalde. Le style baroque « herreriano » se voit dans sa structure carrée, claire et sans presque aucune décoration. Il faut souligner les balcons en fer forgé et les deux blasons de la façade principale des familles Andikano-Zelaa et Aranguren Unzueta.
Ce bâtiment est emblématique par sa monumentalité et par le fait qu’il ait été le lieu d’hébergement de personnages illustres qui ont visité la ville comme Philippe V ou la reine Marie Christine.
Dans le faubourg de la Magdalena se dresse, imposant, le palais d’Okendo. Sa façade en pierre de taille abrite le grand blason baroque de la famille Barrutia.
Bergara

Au XVIIe siècle, Bergara reste en tête de la production artistique de notre région, aussi bien en quantité qu’en qualité.
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L’hôtel de ville conçu à la fin du XVIIe siècle par l’architecte de Gipuzkoa Lucas de Longa est la plus importante œuvre architecturale. Il respecte la structure typique des hôtels de ville de Gipuzkoa : une arcature inférieure, un étage principal avec un long balcon pour les actes institutionnels, ainsi que des blasons sur la façade.
L’église de San Pedro, située au milieu du centre urbain, abrite une impressionnante sculpture de l’école baroque Sévillane. Juan de Mesa a réalisé le Christ de l’Agonie en 1622 sur commande de Juan Pérez de Irazabal, natif de Bergara. Le traitement du corps, l’expression du visage et le périzonium sont magistraux, ils respectent la tradition expressionniste de cette époque.
Sur le mur latéral droit nous trouvons le tableau « L’adoration des bergers ». Son traitement de la lumière est intéressant. Elle est répartie de façon graduelle avec l’effet du clair-obscur, depuis la figure principale de Jésus jusqu’aux autres personnages.
Leintz Gatzaga

Au XVIIe siècle, le centre urbain s’est développé de façon graduelle. Leintz Gatzaga est devenu de plus en plus important et le passage de personnages illustres comme Philippe III ou Jean d’Autriche a permis l’amélioration du Chemin Royal qui traverse la ville.
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Nous pouvons voir le style baroque dans plusieurs constructions de Leintz Gatzaga, mais la plupart sont du XVIIIe siècle. Le Palais Garro est l’une des rares constructions du XVIIe siècle.
Il se trouve entre les rues Santiago et San Ignacio, juste devant l’église paroissiale de San Millán. Sa structure est très simple, carrée, mais l’auvent en bois avec des corbeaux taillés est magnifique. Des grands balcons s’ouvrent sur les façades avec des grilles très bien travaillées.
Le grand blason en coin taillé entre le premier et le deuxième étage est remarquable. Il appartient à la famille Garro, et représente les armes de son lignage : une croix fleurdelisée avec un loup errant. Nous observons une nouvelle tendance dans les bâtiments de cette époque car la décoration frontale traditionnelle n’est plus utilisée.
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XVIIIe siècle
Tout au long du XVIIIe siècle, la région de Debagoiena accueille d’importantes œuvres artistiques. Bien que l’époque ne soit pas très prospère du point de vue économique, les principaux artistes locaux et d’autres provinces sont requis pour réaliser des œuvres qui, grâce aux restaurations récentes, nous pouvons contempler aujourd’hui dans toute leur splendeur.
Les architectes Carrera travaillent pratiquement dans tous les villages de la région. Ils construisent des clochers, plusieurs palais et les Hôtels de Ville d’Arrasate-Mondragón et d’Oñati. De même, nous pouvons contempler deux magnifiques retables dans les églises d’Oñati : Le Retable du Maître-autel de l’Église de San Miguel et le Retable du Couronnement de l’Église du Monastère de Bidaurreta.
Plusieurs artistes reconnus de l’époque comme Miguel de Irazusta et Salvador Carmona ont réalisé l’un des plus impressionnants retables du XVIIIe siècle, le Retable du Maître-autel de Santa Marina de Oxirondo à Bergara.
La place baroque d’Antzuola est très intéressante, elle fut réalisée après la construction de l’Hôtel de Ville, mais il faut également visiter les croix du calvaire situées à côté de la route qui mène à Zumárraga.
Antzuola

Le plus intéressant ensemble monumental d’Antzuola est la Plaza Mayor, qui se trouve au milieu du centre urbain.
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Sa structure correspond au plan de la plupart des principales places de cette époque, car elle rassemble dans la même zone l’église paroissiale, l’hôtel de ville et des maisons ou des palais blasonnés.
L’Hôtel de Ville respecte le schéma des mairies de Gipuzkoa du XVIIe et XVIIIe siècles, et fut construit par Miguel Salazar en 1743. Son corps inférieur a un portail à trois arches, l’étage principal un long balcon, et la façade est couronnée d’un énorme blason de la ville. Ce dernier est remarquable car il représente les demi-lunes qui, selon la tradition, furent gagnées aux Arabes au cours de la bataille de Valdejunquera, dont l’exploit est remémoré avec l’« Alarde del Moro » (Parade du Maure), célébré chaque année la troisième semaine de juillet.
Nous trouvons les croix du calvaire à côté du chemin qui mène à Zumárraga. L’ensemble est composé de trois croix du XVIIIe siècle, mais la plus intéressante est celle du centre car elle est recouverte d’images de la Passion. Selon la tradition, les enfants de la localité étaient amenés ici pour apprendre à marcher.
Arrasate

Des documents du XVIIIe siècle décrivent Arrasate comme un centre développé. Il avait trois rues à l’intérieur de la zone fortifiée, trois couvents, de belles promenades, cinq faubourgs et trois quartiers éloignés du centre urbain. En tout, il comptait 1 700 habitants et 289 foyers.
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Après plusieurs siècles de prospérité et de développement économique, le passage au XVIIIe siècle a entraîné la fin et la décadence de la plupart des forges de la ville. Malgré cela, une œuvre de grande envergure a été réalisée, l’Hôtel de Ville.
Construit en 1755 par l’architecte de Gipuzkoa MartÃn de Carrena, il se dresse en face de l’église de San Juan Bautista. Le résultat est une place typique du baroque du XVIIIe siècle qu’il faut visiter.
La plus intéressante partie de ce bâtiment est la façade en pierre de taille calcaire. Elle est constituée d’un portail ouvert à arc en anse de panier à cinq centres, de balcons à l’étage principal, et elle est couronnée d’un fronton avec un blason qui brise la ligne de l’auvent.
Bien qu’il soit un bâtiment austère, il possède de riches éléments de décoration disposés autour des arches. Nous observons des moulures, des puttis ailés, des volutes et des rocailles inspirées du style rococo français qui dominait cette fin de siècle, et qui sera repris dans l’Hôtel de Ville d’Oñati.
Bergara

À Bergara, le XVIIIe siècle est très lié à la figure du Comte de Peñaflorida et au Royal Séminaire Patriotique Basque, crée sous la direction de la Royale Société basque des Amis du Pays.
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À la fin du XVIIIe siècle, Bergara est devenu l’un des plus importants centres d’enseignement et de recherche d’Europe grâce au courant d’idées illustrées.
Cependant, la plus importante manifestation artistique de ce siècle est un bâtiment religieux, l’église de Santa Marina de Oxirondo. L’intérieur de ce bâtiment du XVIe siècle est un havre de paix, seulement perturbé par la magnitude et le mouvement du Retable Majeur de Santa Marina, qui a été déclaré monument officiel.
Cette œuvre imposante a été exécutée entre 1739 et 1742, et sa partie architecturale appartient à Miguel de Irazusta. L’absence de polychromie permet au spectateur d’admirer les détails du baroque – rococo depuis une nouvelle perspective.
Les images qui décorent le retable central et les latéraux sont réalisées par Luis Salvador Carmona, maître de l’école madrilène. Elles sont très fines, avec des détails délicats qui confèrent de l’agilité à l’ensemble. L’image de Sainte Marine se trouve sur la niche centrale, flanquée de celles des saints Abdon et Sennen sur les rues latérales. Le Sauveur est représenté sur l’attique avec les figures de quatre vertus à ses côtés.
Oñati

De nombreuses œuvres artistiques importantes ont été réalisées au XVIIIe siècle à Oñate. Par exemple, nous pouvons citer l’Hôtel de Ville ou les deux magnifiques retables situés à l’intérieur des deux principales églises de la commune.
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Le Retable de San Miguel du maître-autel de l’église de San Miguel d’Oñati brille de son propre éclat. Ce retable de style baroque Churrigueresque à été réalisé par Juan Bautista de Suso entre 1714 et 1717. La partie architecturale est polychromée, et ses colonnes torses confèrent du mouvement à tout l’ensemble.
Le Retable du Couronnement du maître-autel de l’église du Monastère de Bidaurreta a été réalisé au XVIIIe siècle pour remplacer un autre datant du XVIe siècle. Le nouveau retable est saisissant et impressionnant pour le caractère baroque – rococo de l’œuvre architecturale et pour la qualité des sculptures attribuées à José Sierra.
Un exemple de l’architecture de cette époque est l’Hôtel de Ville d’Oñati. Il a été construit en 1764 par MartÃn de Carrera, et respecte la structure typique des hôtels de ville de cette époque, même s’il incorpore quelques détails fins de décoration de style rococo, qui aident à embellir la façade.
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